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Interview Kalune - Le 4ème Singe
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Interview Kalune - L’Ecran du Son




« Le cœur qui balance entre résistance et utopie
J’écris l’Amour avec le A de Anarchie »

Humaniste misanthrope, artiste-artisan, punk à chats... Kalune chante l’écologie et l’engagement citoyen. L’artiste se situe à mi-chemin entre résistance et utopie. La résistance qu’il juge nécessaire, pour enrayer cette grosse machine qu’est le capitalisme, et qui détruit tout sur son passage. Et l’utopie pour proposer autre chose, un autre monde, une autre façon d’être, un autre rapport au vivant et à ce qui nous entoure. Il ne conçoit pas de faire de la musique sans donner un sens à son art.

Kalune, un parcours atypique


Pour Kalune, tout commence sur les pentes des montagnes pyrénéennes, recouvertes d’une plante appelée « bruyère Callune », forcément. À 6 ans, Damien découvre des traces d’ours à quelques centaines de mètres de chez lui. Rien ne le prédestine à faire de la musique, si ce n’est, peut-être, les premiers poèmes qu’il écrit déjà à cet âge. Un divorce, un suicide et un accident plus tard, il se retrouve seul face à la page blanche. Son papa en moins, ses roulettes en plus, le voilà parti pour affronter sa différence. Il y a le rap et les copains du quartier, parce qu’il a rejoint la ville ; les joints, la délinquance et suffisamment d’excuses pour quitter le lycée. Le sport de haut niveau avec l’équipe de France de ski handisport, les entraînements quotidiens, le risque de se faire contrôler positif à la weed en coupe du Monde. Il est un peu tout ça à la fois, Damien, avant de devenir Kalune. Son carton, il l’a eu en ski. « Un sport capitaliste qui abîme les montagnes, bien fait pour moi ! » s’esclaffe-t-il quand on aborde le sujet. Mais il est certain que sa nouvelle « étiquette sociale » a orienté sa construction personnelle et ses choix de vie. Sur son fauteuil customisé, l’écriture devient exutoire. Il noircit des milliers de pages avant de se décider à transformer sa passion en métier ; de quitter l’équipe de France de ski handisport quand il prend conscience de son opposition au principe même de « compétition ».

Un premier album à son image


Après plusieurs projets en groupe, dont un album avec Les Gueules de WaB, Kalune voulait que son premier opus solo lui ressemble. Dans la forme d’abord. Les 17 titres qui composent l’album ont été réalisés de façon artisanale. Des lignes de violon d’ Anaïs Laffon jusqu’aux guitares et aux claviers d’ Adrian Waves , tout a été enregistré à la maison, à la frontière du hip-hop, de la world et de la chanson française. D’ailleurs, à l’heure où le financement participatif connait ses jours heureux, l’artiste a choisi de mettre en place un « financement participatif sans finance ». Le temps y remplace l’argent, sur le principe de l’échange, pour être toujours plus proche de son public. Il propose donc à chacun de s’approprier le disque et d’aider à son échelle, en le diffusant dans son quartier, dans sa ville, dans sa région. Sur le fond, les sujets traités sont éclectiques. Avec l’écologie en fer de lance, Kalune n’hésite pas à chanter son militan- tisme à travers des titres forts : « On recrute », « Rien ne m’appartient » ou encore « Les fleurs de la Résistance » qu’il compose à la demande d’ Alternatiba pour soutenir leur Tour de France éco-citoyen à vélo. Il raconte aussi de vraies histoires comme celles de « Lila », éprise de liberté, ou de « Cannelle », la dernière ourse des Pyrénées. Avec ce premier album, l’artiste nous prend par la main et nous entraine vers tous ces sujets qui lui tiennent à cœur. Son engagement social, son engagement tout court même, qu’on peut retrouver au détour des morceaux « Ma cabane au bord du périph », « Féminin » et « Invincibles », son côté ésotérique assumé avec « Lâcher prise » ou « Je suis fou » ; comme sur « Amour », qui a fini par donner son nom à l’album, il nous parle de doute, de passion, de bienveillance et de luttes. En parallèle et toujours dans la logique de porter la parole d’une nature muette, Kalune continue à faire régulièrement des slams militants et dénonce les injustices écologiques. Sur des forêts en danger, des entreprises polluantes, des rivières jonchées par des décharges sauvages, l’artiste s’emploie à mettre ses rimes au service de causes qu’il pense justes.

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